Objectifs du PNNS 2018-2022 pour la politique nutritionnelle et de santé en France

Le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) a publié en Février 2018 les axes et objectifs quantifiés de la politique nutritionnelle pour le prochain cycle du PNNS 2018-2022 (Programme National Nutrition Santé). Ces objectifs sont destinés exclusivement aux autorités de santé publique et non pas au grand public. Pour le grand public ont été fixés les repères nutritionnels.

Ces objectifs concernant les adultes sont des indicateurs de futurs résultats.

Nouveautés sur le BIO et les produits ultra-transformés

Ainsi on peut constater que tout le monde devrait consommer au moins un fruit ou légume par jour (y compris les personnes en situation de précarité). La consommation de produits complets, de légumineuses et fruits à coque sans sel ajouté doit être augmentée alors que des seuils de 150g/semaine et 500g/semaine à ne pas dépasser pour la viande et la charcuterie ont été fixés.

Les jus de fruit sont désormais compté comme une portion de boisson sucrée.

La notion de transformation alimentaire avec la classification NOVA a été reprise. L’HCSP encourage à réduire explicitement la consommation de produits ultra-transformés de 20%.

Les produits BIO pour les fruits et légumes, céréales et légumineuses sont également mis en avant. La réduction des apports en sucres (mono et disaccharides hors lactose et galactose) et en sel est au programme en ciblant le seuil de moins de 10g/j de sel et moins de 10% de l’apport énergétique pour les sucres libres. Les sucres libres sont les mono et disaccharides ajoutés par le fabricant ou le consommateur ainsi que les sucres naturellement présents dans les sirops, le miel et les jus de fruits.

Infographie Objectifs PNNS 2018-2022 Français guidelines F2

 

Moins de 3h passées devant les écran (hors activité professionnelle)

80% de la population doit également faire plus de sport et atteindre au moins 30 min d’activité physique d’intensité modérée/élevée au moins 5 fois/semaine ou au moins 3 jours d’activité intense !

Réduire de 20% le temps passé devant les écrans hors travail.

Point d’attention sur l’obésité et la dénutrition des personnes âgées

La prévalence de l’obésité doit être diminuée de 15% et le nombre de personne en surpoids doit être au moins stabilisé.

L’HCSP alerte aussi sur la dénutrition des personnes âgées. Le % de seniors dénutris devrait être diminué de 15% pour les plus de 60 ans et de 20% pour les plus de 80 ans.

L’allaitement maternel est également ré-encouragé pour atteindre un taux de 75% d’enfants allaités à la naissance.


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Source :

Haut Conseil de la Santé Publique. Avis relatif aux objectifs de santé publique quantifiés pour la politique nutritionnelle de santé publique (PNNS) 2018-2022. 9 Février 2018
 






6 pensées sur “Objectifs du PNNS 2018-2022 pour la politique nutritionnelle et de santé en France

  • 25 avril 2018 à 13 h 22 min
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    Bonjour,
    Je remarque que les produits laitiers sont moins présents, et c’est tant mieux (même s’il y a une tolérance pour les sucres du lait liquide, un peu diabétogènes selon des études ; et le lait liquide n’est pas la forme la plus digeste ni probiotique). Mais, juste que les gens n’en attendent pas un « vaccin » anti ostéoporose : voir l’Australie, avec son soleil néanmoins pour la vitamine D, par apport à la Scandinavie ! Put-être que la biodisponibilité médiocre de 30/35 % entre en jeu !
    Aussi, j’ai plutôt lu ce gastro-entérologue qui mentionnait 5 g/sel par jour pour prévenir le cancer de l’estomac, il faut voir de quel niveau on part toutefois ! Dommage de ne pas donner l’astuce donner du goût par gingembre frais ou en poudre, thym à faire pousser, ciboulette, etc.

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    • 12 septembre 2018 à 13 h 10 min
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      Les produits laitiers ont un intérêt majeur : apport de proteines de bonne valeur biologique (apport Acides aminés essentiels non synthétisés par notre organisme), de Calcium bien absorbé par notre muqueuse intestinale et de vitamine D (si laitage non écrèmé). En consommer en quantités excessives n’a aucun intérêt (mais c’est vrai pour tous les groupes d’aliments) et apporteraient trop de Matières grasse riches en Acides gras saturés (dont nous avons cependant besoin!).
      Quant à la digestibilité du lait (et seulement du lait) : le lactose, glucide du lait est hydrolisé (=coupé) par une enzyme intestinale la lactase qui est secrétée par les cellules intestinales si on consomme du lait. Donc, si on ne consomme plus de lait, plus (ou peu) de lactase donc maldigestion du lait ! Il n’y a pas de lactose dans les fromages. et toute la population n’est pas carencée en lactase…
      A RETENIR : nous sommes des omnivores et nous devons manger de tout pour des apports nutritionnels suffisants et pas excessifs. Il n’existe pas d’aliments miracle, ni d’aliments nocifs à la santé. C’est uniquement nos croyances qui en font des aliments « miracle » ou nocifs.
      H.M diététicienne-nutritionniste

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  • 14 août 2018 à 17 h 38 min
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    Bonjour j ai un bébé de 5 mois et je suis un peu perdue sur la quantité de lait à lui donné après un petit pot de légumes de 130g le midi. Pouvez vous me dire un peu votre avis

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    • 15 août 2018 à 10 h 45 min
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      Bonjour, merci pour votre question. Le mieux serait de demander à votre médecin pédiatre. L’Organisation Mondiale de la Santé recommande « L’allaitement du nourrisson au sein doit être exclusif, c’est-à-dire sans aucun autre apport alimentaire que le lait maternel, jusqu’à l’âge de six mois pour que l’enfant ait une croissance, un développement et une santé optimale. «L’allaitement au sein exclusif» signifie que l’on ne donne à l’enfant que du lait maternel et aucune autre boisson ou aliment, pas même de l’eau. »
      Je vous conseille de lire :
      – les recommandations de l’INPES (Ex Institut National de Prévention et d’éducation pour la santé), le guide est bien expliqué pour l’alimentation de la naissance à 3 ans : http://inpes.santepubliquefrance.fr/CFESBases/catalogue/pdf/890.pdf
      A partir de la page 22 de ce guide, ils expliquent comment entamer les diversifications alimentaires (introduction de nouveaux alimentaires)
      – Office de la Naissance et de l’enfance : http://www.one.be/uploads/tx_ttproducts/datasheet/De_nouveaux_aliments_en_douceur_WEB_ONE_2017.pdf
      – OMS : http://www.who.int/features/qa/21/fr/

      Encore une fois, je vous recommande demander à un professionnel de santé (votre pédiatre)

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      • 12 septembre 2018 à 12 h 53 min
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        Autre aspect de la plus grande importance : respecter la faim et la satiété ! si un bébé n’a plu envie de manger : surtout ne pas le forcer et ce , même s’il n’ a pas consommé tous les aliments recommandés; Il les consommera à une autre occasion. Notre corps sait régler ses apports caloriques (entre autres). Le nouveau-né a ses compétences. Manger au delà de la faim, c’est manger plus que nécessaire et courir au surpoids !
        Les repères sont des repères, à prendre en temps que repères. Manger n’est pas un exercice comptable.
        Cette observation est valable à tous les âges de la vie. On observe en effet que les personnes obèses ne reconnaissent plus la satiété.
        H.M. Diététicienne-nutritionniste

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        • 12 septembre 2018 à 14 h 06 min
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          Bonjour,
          merci pour cette remarque mais ces recommandations ne visent pas les bébés qui ont une physiologie, des besoins nutritionnels (dont celui de la croissance) extrêmement différent d’un adulte, comme pour les personnes âgées. Ces repères visent plus un adulte (hors état physiologique comme les diabétiques par exemple).

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