Quels sont les dangers des compléments alimentaires et risques pour la santé ?

Les compléments alimentaires sont souvent consommés dans le but d’avoir un bénéfice sur la santé. Les résultats divergents des études scientifiques et la publicité dans les médias et amplifiée par les influenceurs donnent lieu à une cacophonie. Les compléments alimentaires peuvent avoir un effet bénéfique face à des carences nutritionnelles (le manque de vitamine B12 dans un régime vegan ou dans les pays en voie de développement où la disponibilité alimentaire et la sécurité alimentaire sont plus faibles par exemple). Cependant une mauvaise supplémentation sans suivi par un professionnel de santé (surdosage, fraude sur les compléments alimentaires en ligne, interactions médicamenteuses) peut amener à des risques comme le rappelle l’Académie de Pharmacie. Les compléments alimentaires ne remplacent pas un régime alimentaire sain qui peut apporter tous les nutriments nécessaires.

Qu’est-ce qu’un complément alimentaire ?

D’un point de vue réglementaire (directive 2002/46/CE), ce sont des denrées alimentaires :

  • qui ont pour but de compléter un régime alimentaire normal
  • qui constituent une source concentrée en nutriments ou d’autres substances
  • qui ont un effet nutritionnel ou physiologique, seuls ou combinés (pas thérapeutique !)
  • commercialisés sous forme de doses (gélules, pastilles, comprimés, pilules, sachets, ampoules…), constituant une faible quantité

Concrètement ce sont des vitamines et minéraux mais également des acides aminés (ex: l-arginine), des enzymes (lactase…), des prébiotiques/probiotiques (inuline, bidifobacterium…), des acides gras essentiels, des extraits de plantes/plantes (aloe vera, gingko biloba, allium sativum…) et d’autres substances (lycopène, coenzyme Q10, taurine…) (Commission Européenne).

Ce ne sont pas des médicaments ni des aliments !

Les compléments alimentaires n’ont pas pour but de soigner à la différence des médicaments qui contiennent des substances actives à dose thérapeutique avec des propriétés curatives ou préventives.

Contrairement aux médicaments, les fabricants des compléments alimentaires n’ont pas à prouver qu’il existe des preuves de l’efficacité de leurs produits ni à effectuer d’études sur la toxicité ou une analyse de risques (ni d’essais cliniques sur l’Homme). Il faut simplement notifier sa commercialisation à la DGCCRF avec l’étiquetage et la composition (ceux-ci sont soumis à des règles générales du droit alimentaire sur la pureté, les contaminants etc…). Les exigences sont extrêmement plus basses que pour un médicament.

A la différence des aliments, les compléments alimentaires contiennent des substances extraites des matrices alimentaires ou de végétaux.

La consommation croissante de compléments alimentaires en France

La consommation de compléments alimentaires a augmenté d’après l’enquête nationale alimentaire INCA3 passant de 20% à 29% chez les adultes et de 12% à 19% pour les enfants entre 2006-2007 et 2014-2015. Ceux-ci sont principalement acheté en pharmacie mais l’achat en ligne a cru. le chiffre d’affaire de l’industrie du complément alimentaire tourne autour de 1,8 milliards d’euros en France en 2017.

L’Agence Nationale de sécurité alimentaire (ANSES) rappelle que ” les compléments alimentaires, même s’ils sont souvent perçus comme anodins par les consommateurs, peuvent, dans certaines conditions, les exposer à des risques. Leur consommation ne doit pas se substituer à une alimentation équilibrée et diversifiée et devrait être assortie de conseils personnalisés auprès d’un professionnel de santé.”

Pourquoi consomme-t-on des compléments alimentaires ?

Une grande partie des consommateurs (plus de 65% des répondants) les utilisent pour des raisons de santé comme les déficiences nutritionnelles, pour éviter des petits maux, pour prévenir certains problèmes de santé d’après une enquête OpinionWay 2019.

L’utilisation croissance de substances “naturelles” tout en rejetant les substances dites “chimiques” (à tort puisque tous les composés sont des substances chimiques) est également à l’origine de la consommation de compléments à base d’extraits de plantes.

L’augmentation du coût des médicaments et la suspicions selon laquelle les entreprises pharmaceutiques ignorent les substances naturelles car leur utilisation n’est pas brevetable sont également deux autres arguments.

Un taux important de fraude en ligne sur les allégations de santé

Apposer une allégation de santé sur un complémentaire est strictement contrôlé en Europe par l’EFSA (Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire) qui évalue le niveau preuve d’une allégation. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a relevé un taux très élevé de non-conformité (80%) sur l’emploi des allégations dans la vente de compléments alimentaires en ligne. Ils ont même retrouvé jusqu’à 194 allégations de santé non autorisées sur un seul site internet.

«Bien-être hépatique», «dépuration complète», «spécial peau d’orange» sont des exemples d’allégations non-conformes et non autorisées par le règlement (CE) n°1924/2006 (parce que non prouvées).

Des ingrédients interdits dans les compléments alimentaires

En France, 164 compléments alimentaires dits “100% naturels” pour la perte de poids ont été analysés. Plus de la moitié contenaient une substance active pharmaceutique frauduleuse comme la sibutramine ou la phénolphtaléine (Hachem 2016).

Aux États-Unis, une étude (Cohen 2014, JAMA) a constaté que 66,7% des compléments rappelés par l’autorité américaine de sécurité alimentaire US FDA sont encore disponibles à la vente au moins 6 mois et demeurent frauduleux avec des ingrédients interdits (sibutramine, analogues de la sibutramine, sildénafil, fluoxétine, phénolphtaléine, inhibiteur de l’aromatase…). Ces compléments alimentaires frauduleux voire toxiques concernaient ceux pour les performances sexuelles, la perte de poids et la musculation (Tucker 2018).

Des fois, la pureté des compléments alimentaires n’est pas toujours respectée avec des contaminations en métaux lourds (Breemen 2008).

Pourquoi ces compléments alimentaires frauduleux en ligne ne sont pas retirés du marché ?

Si le site internet est français ou européen, un retrait ou des avertissements peuvent avoir lieu. Mais si le site internet est en-dehors de l’Union Européenne, cela devient vite compliqué. Il est également difficile de contrôler tous les sites internet comme le signale l’agence américaine US FDA

Quelle efficacité des compléments alimentaires ?

Les compléments alimentaires vitaminiques sont les plus étudiés en terme d’études observationnelles et d’intervention humaine de grande taille avec un long temps de suivi à la différence des compléments alimentaires alimentaires à base d’extraits de plantes. La plupart des allégations de santé autorisées et prouvées dans l’Union Européenne porte sur les apports en vitamines et minéraux : les allégations “détox“, “beauté”, “pour la musculation”, “les performances sexuelles” n’ont jamais été démontrés par des études scientifiques. Je vais me focaliser sur les supplémentations en vitamines.

https://ec.europa.eu/food/safety/labelling_nutrition/claims/register/public/?event=register.home De nombreuses allégations de santé sur l’amélioration des performances physiques ont été refusées

Les effets sur la santé des compléments en vitamines

Plusieurs grands essais randomisés contrôlés (Hercberg 2004, Lee 2005, Lonn 2005, Cook 2007, Sesso 2012, Manson 2019) ou cohorte observationnelle (Hutchitson 2014, Adebamowo 2018, Chen 2019) et des méta-analyses (Bjelakovic 2007, Kim 2018, Khan 2019) ont identifié des résultats contradictoires pour la prise de vitamine C, D, E ou de bêta-carotène.

En rouge : risques accrus En vert : risque réduit Pas de couleur = pas d’effet
La cohorte NHANES (Chen 2019) ne montre pas de bénéfice pour la mortalité (risque accru de décès pour un excès de calcium lié aux compléments). L’étude de Hutchitson 2014 a identifié un risque accru de cancers liés au tabagisme associé à une consommation de compléments alimentaires

L’étude (Jenkins et al. 2018) illustre bien ces divergences. C’est une revue systématique qui a évalué 179 études (55 méta-analyses/revues et 54 essais randomisés contrôlés + 4 cohortes/RCT).

  • La prise de compléments multi-vitaminiques, la vitamine D, la vitamine C et le calcium, n’avait pas d’effet (p>0,05 pour tous les effets) sur l’incidence de maladies cardiovasculaires ou de décès prématurés (aucun avantage à les prendre et aucun mal).
  • L’acide folique (Vitamine B19) avait un effet protecteur sur l’incidence d’AVC (p=0.003) et maladies cardiovasculaires (p=0.002).
  • Les supplémentations en antioxydants et la niacine (+ statines) étaient associés avec un risque accru de mortalité.
Si p<0,05, cela indique un effet statistiquement significatif du complément vs le placébo

Pourquoi obtient-on des résultats contradictoires ?

Cela provient des designs différents des études :

  • les doses testées varient
  • la durée des essais randomisés varie. Un essai de courte durée peut être trop court pour qu’un effet protecteur se développe par exemple
  • le type de participants varient : les hommes, les femmes, des travailleurs, des fumeurs. Le mode de vie peut avoir un effet sur la façon dont notre organisme répond aux vitamines. Une supplémentation vitaminique a surtout un effet face à une carence nutritionnelle en ce nutriment. Par exemple au Mali, les compléments alimentaires à base de lipides ont amélioré le taux de croissance des enfants souffrant de malnutrition modérée (Ackatia-Armah 2015)
  • la mesure de la maladie : les maladies cardiaques, par exemple, couvrent un large éventail de maladies : les crises cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux ou les maladies vasculaires périphériques.

Des effets indésirables possibles

La Food and Drug Administration estimait que moins de 1% des événements indésirables liés aux compléments alimentaires lui étaient rapportés (Woo 2007). Une autre étude (Timbo 2017) plus récente évoque un taux de 2% d’événements indésirables avec 15 430 événements indésirables entre 2004 et 2013 rapportés avec le système CAERS (CFSAN Adverse Event Reporting System) pour principalement les compléments multivitaminiques, les vitamines C, D et E et sur la perte de poids. 3927 hospitalisations (25,4%) ont eu lieu aux États-Unis avec 1218 cas dans des conditions à la limite de la mortalité. 339 morts ont été rapportées.

La revue de la littérature scientifique de Bins et al. 2018 évoque 8% d’hospitalisation lié à des interactions complements alimentaires/médicaments. Des chercheurs d’Harvard estiment que les compléments alimentaires vendus pour la perte de poids, la musculation et l’énergie sont plus dangereux que les compléments vitaminiques en terme de fréquence d’événements graves de santé. Ils appellent à une réglementation plus stricte et à une réduction de la consommation de ce type de compléments (Flora Or 2019).

Substance naturelle ne veut pas dire bon pour la santé

Souvent à tort, on pense que des substances naturelles des plantes sont meilleures pour la santé que des substances artificielles. Voici un exemple ancien et typique d’empoisonnement, avec un extrait naturel de plante, publié dans le prestigieux journal The Lancet (Vale 1998) :

Un homme de 61 ans s’est présenté en septembre 1997 avec 5 jours de maux de tête, de maux de dos, de nausées et de somnolence. À l’examen, aucune anomalie physique n’a été découverte, y compris son état neurologique. Une hémorragie méningée a été diagnostiquée. Un interrogatoire détaillé a révélé qu’il prenait des comprimés de Ginkgo biloba à 40 mg, trois ou quatre fois par jour, depuis plus de 6 mois avant le début de ses symptômes.

L’extrait de Ginkgo biloba est vendu sans ordonnance sous forme de supplément destiné à améliorer la vigilance mentale (raison pour laquelle notre patient le prenait). Toutefois, l’extrait est un puissant inhibiteur de facteur d’activation plaquettaire factor1 et son utilisation à long terme a été associée à une augmentation du temps de saignement, à une hémorragie spontanée et à des hématomes sous-duraux.

Il n’est pas prouvé que l’hémorragie sous-arachnoïdienne ait été causée par le Gingko biloba, mais l’absence d’autres facteurs de risque, l’association temporelle de l’augmentation du temps de saignement et de l’accident hémorragique et le profil d’agrégation antiplaquettaire suggèrent un lien plausible avec le complément alimentaire.

Ces événements sont souvent liés à des mésusages (surdosage, automédication), la présence d’ingrédients frauduleux ou interdits.

Les compléments alimentaires à éviter

De nombreux compléments alimentaires sont rappelés aux Etats-Unis : https://nccih.nih.gov/news/alerts

La France/ANSES met en garde les populations à risque (enfants, ados, femmes enceintes, allaitantes, personnes avec traitements médicamenteux) et également des fois lors d’une activité physique contre plusieurs compléments alimentaires à base de :

  • Berbérine (extrait de Berberis) : des effets pharmacologiques avérés se produisent à partir de 400 mg/j. Un surdosage peut mener à des modifications du rythme cardiaque, des effets hypoglycémiants, hypolipidémiants, des troubles gastrointestinaux. La valeur toxicologique de référence temporaire est de 0,1 mg/j pour un adulte de 60kg (référence très souvent dépassée)
  • La spiruline est obtenue à partir de cyanobactéries. L’ANSES met en garde contre la présence de cyanotoxine, d’impuretés en métaux lourds. La vitamine B12 de la spiruline est sous forme d’analogue inactif. Cela peut également conduire à un excès possible de bêta-carotène. La DJT Dose journalière tolérable est à 0,04 µg/kg poids corporel/j
  • La p-synéphrine présente dans l’écorce d’orange amère : la dose recommandée est <20 mg/j
  • Glucosamine et/ou de la chondroïtine sulfate (molécules naturellement présentes dans les tissus conjonctifs et cartilagineux) : l’institut allemand d’évaluation des risques BfR signale qu’à des doses de 390-790 mg/jour, ce complément peut amplifier les effets anticoagulants des médicaments.
  • Mélatonine (hormone sécrétée naturellement pendant la nuit dont une des fonctions de favoriser l’endormissement) : “l’Agence s’interroge sur la place de la mélatonine sur le marché sous forme de complément alimentaire à des doses comparables à celles du médicament”

Les compléments alimentaires pour les sportifs

Ces compléments concernent notamment ces substances : protéines BCAA, glutamine, β-hydroxy-β-méthylbutyrate (HMB), α-cétoisocaproate, L-tyrosine, Argnine, Créatine, DHEA, Tribulus terrestris, plantes smilax, vanadium, chrome (non exhaustif).

Seules deux de ces substances (protéines et créatine) bénéficient d’allégations autorisées en Europe relatives à la masse musculaire ou la capacité physique. Il faut privilégier les produits conformes à la norme AFNOR NF V 94-001.

Bien qu’interdites en Europe, on peut en retrouver dans les ventes en ligne ou sur le marché américain (source : ANSES) :

  • DMAA : accidents cardiovasculaires, hypertension => effets arythmogènes
  • Alcaloïdes d’éphédras : risque d’infarctus, d’AVC (substance qui stimule la libération de noradrénaline). « Malgré l’interdiction de commercialisation de l’éphédrine en France et dans de nombreux  pays, cette substance reste encore utilisée et est trouvée dans des compléments alimentaires pour sportifs pratiquant la musculation »
  • 2,4-DNP (2,4-dinitrophénol) : risque de cataractes, décès, arrêts cardiaques
  • Clenbutérol, sibutramine : risques d’accidents cardiaques

L’Agence Française de sécurité alimentaire ANSES a publié un long avis sur ceux-ci. En résumé, « l’absence de données d’efficacité scientifiquement  démontrée  rend  les  bénéfices  escomptés de ces compléments alimentaires très fortement hypothétiques, rendant ainsi l’intérêt des produits les contenant largement discutable au regard des risques encourus »

49 signalements ont été récupérés : des troubles cardiovasculaires (tachycardie, arythmie et accident vasculaire cérébral) et psychiatriques (troubles anxieux et nervosité). Globalement, les extraits de plantes utilisés  par les sportifs ont été peu étudiés et les données bibliographiques manquent sur le métabolisme de leurs constituants et leur éventuelle  toxicité à long terme.

Quelles recommandations face aux compléments alimentaires ?

  • Solliciter l’avis d’un médecin lors de la consommation de compléments alimentaires
  • Éviter l’apport d’un même ingrédient par différentes sources (compléments alimentaires, médicament…)
  • Éviter la consommation concomitante de plusieurs compléments alimentaires
  • Privilégier la consommation de compléments alimentaires présentant des formulations simples
  • Privilégier les circuits d’approvisionnement contrôlés par les pouvoirs publics
  • Signaler la consommation de compléments alimentaires à son médecin ou son pharmacien

En conclusion, une automédication ou écouter les conseils de non-professionnels de la santé (exemple : les coachs, les naturopathes, etc…) peut amener à des surdosages pouvant atteindre des doses médicamenteuses qui sont loin d’être sans risque pour la santé. Il faut mieux éviter des achats en ligne qui exposent à un risque accru de fraudes pour les compléments alimentaires.

En France, la plupart du temps les nutriments peuvent être apportés par un repas équilibré et sain. Il n’y a pas de consensus scientifique pour encourager la consommation de compléments alimentaires face aux potentiels risques encourus.

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Sources :

Rapport de l’Académie Nationale de Pharmacie. Les compléments alimentaires contenant des plantes (12 décembre 2018). https://www.acadpharm.org/dos_public/Rapport_CAHH_21.01.2019_VF1.pdf?fbclid=IwAR2yYupjel-3N64XDrFGCvyNf9oeczPRlKzXbCZbkKAHMaAk_QOrFJGfdJg

DGCCRF. Les allégations de santé sur les sites internet de compléments alimentaires (consulté le 02/12/209) https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/allegations-sante-sur-sites-internet-complements-alimentaires

Cohen et al. Presence of Banned Drugs in Dietary Supplements Following FDA Recalls. JAMA. 2014;312(16):1691-1693

Tucker et al. Unapproved Pharmaceutical Ingredients Included in Dietary Supplements Associated With US Food and Drug Administration Warnings. JAMA Netw Open. 2018 Oct; 1(6): e183337

Hachem et al. Proton NMR for detection, identification and quantification of adulterants in 160 herbal food supplements marketed for weight loss. Journal of Pharmaceutical and Biomedical Analysis. Volume 124, 30 May 2016, Pages 34-47

Woo JJ. 2007. Adverse event monitoring and multivitamin-multimineral dietary supplements.Am. J.Clin. Nutr.85:323S–2

Timbo, B. B., Chirtel, S. J., Ihrie, J., Oladipo, T., Velez-Suarez, L., Brewer, V., & Mozersky, R. (2017). Dietary Supplement Adverse Event Report Data From the FDA Center for Food Safety and Applied Nutrition Adverse Event Reporting System (CAERS), 2004-2013. Annals of Pharmacotherapy, 52(5), 431–438. doi:10.1177/1060028017744316

Binns, C. W., Lee, M. K., & Lee, A. H. (2018). Problems and Prospects: Public Health Regulation of Dietary Supplements. Annual Review of Public Health, 39(1), 403–420. doi:10.1146/annurev-publhealth-040617-013638

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Jenkins et al. Supplemental Vitamins and Minerals for CVD Prevention and Treatment. Journal of the American College of Cardiology. Volume 71, Issue 22, 5 June 2018, Pages 2570-2584

Ackatia-Armah RS, McDonald CM, Doumbia S, Erhardt JG, Hamer DH, Brown KH. 2015. Malian children with moderate acute malnutrition who are treated with lipid-based dietary supplements have greater weight gains and recovery rates than those treated with locally produced cereal-legume products: a community-based, cluster-randomized trial. Am. J. Clin. Nutr.101:632–45

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