Changement climatique : quels impacts du régime alimentaire ?

Doctorante en Santé Publique

Merci à Louise, doctorante en Santé Publique pour cet article sur les liens entre les changements climatiques et les régimes alimentaires. Retrouvez ici ses travaux de recherche.

Alors qu’il est maintenant établi que les activités humaines sont responsables des changements climatiques actuels, et que l’agriculture y contribue de manière significative, des propositions de modifications du contenu de nos assiettes se font de plus en plus entendre. Ainsi, certains adeptes des nouvelles technologies imaginent des steaks clonés, et des mayonnaises sans œuf alors que d’autres militent pour des régimes plus végétalisés.

Ainsi, dans cet article, nous reviendrons sur ces discussions, éclairés par les derniers résultats de la recherche scientifique après un bref retour sur les mécanismes et implications pour l’humanité des changements climatiques.

Comprendre les changements climatiques et leurs enjeux en quelques lignes

Crédit : association Avenir climatique

Les changements climatiques sont la conséquence d’une augmentation de la température moyenne à la surface de la terre. Cette température moyenne et les climats varient au cours du temps naturellement. En effet, plusieurs paramètres déterminent les climats terrestres comme l’astronomie ou la géologie en jouant sur la distance entre la terre, les autres planètes, satellites et la lune, ou la composition chimique de l’atmosphère.

Néanmoins, depuis les années 1850, la croissance de certaines activités humaines perturbent considérablement l’effet de serre, un des processus naturels qui permet de maintenir une température vivable sur terre. En effet, on note depuis le développement des activités industrielles et notamment de l’exploitation du charbon, une nette augmentation des concentrations de certains gaz dans l’atmosphère. Les plus connus, sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O), on les nomme les gaz à effet de serre. Plus ces gaz sont présents dans l’atmosphère, plus l’énergie du soleil est retenue et renvoyée vers la terre par ces gaz, ce qui a pour conséquence d’augmenter la température moyenne sur la planète. Les activités humaines responsables des fortes émissions de gaz à effet de serre sont l’industrie, le chauffage, le transport, l’agriculture, ou encore la construction.

Naturellement les végétaux par la photosynthèse absorbent une partie du CO2 émis, de même l’eau des océans est capable de diluer du CO2. Cependant, cette absorption naturelle a des limites, qui de plus sont diminuées par l’augmentation des températures et la déforestation.

La hausse de la température moyenne à la surface de la planète ne se manifeste pas de la même façon partout. C’est pourquoi il est plus juste de parler des changements climatiques au pluriel. De manière globale, cette hausse des températures augmentera en nombre et en force les événements climatiques (tornade, inondation, tsunami, canicule…). Aussi, l’augmentation des températures impliquent une fonte des glaces terrestre et une dilatation de l’eau qui entraine une élévation du niveau de la mer mettant les populations vivant en milieu insulaire dans des situations particulièrement vulnérables. D’ailleurs, il est prévu que certaines îles disparaissent complétement car submergées par les océans. D’autres habitants verront les terres qu’ils cultivent se transformer en déserts, sans moyen de continuer leurs activités, ils seront ainsi dans l’obligation de migrer.

Il est très probable que sans forts engagements internationaux, d’importantes inégalités dans les moyens de s’adapter aux changements climatiques persistent et se renforcent. D’autant plus qu’on note de réelles différences d’émissions de gaz à effet de serre entre pays et entre habitants. Par exemple, en France un rapport de l’insee[1] datant de 2010 montre qu’en moyenne le mode de vie d’un cadre est responsable de 1,5 fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que celui d’un ouvrier. Ainsi, la lutte contre les changements climatiques dépasse le domaine de l’environnement, et questionne également la justice et l’inégale répartition des richesses.

Face à la crise climatique, une stratégie consiste à chercher des moyens pour l’atténuer. Ce qui revient ici à diminuer les émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique. Une autre stratégie, qui ne s’oppose pas forcément à l’atténuation, consiste à réfléchir aux moyens de s’y adapter. Sachant par exemple que certaines cultures ne résisteront pas à l’augmentation des températures, on peut rechercher des nouvelles espèces végétales adaptées au nouveau climat. Aujourd’hui, ces deux stratégies sont en discussion lors des négociations climatiques internationales au sein de la CCNUCC (Convention Cadre des Nations Unis sur le Changement Climatique), et notamment en ce qui concerne les négociations sur l’agriculture. Les activités agricoles sont en effet une importante source des émissions de gaz à effet de serre, autour de 30%. Néanmoins, l’agriculture est aussi capable d’apporter des solutions pour atténuer l’augmentation des températures par la captation du carbone dans les sols par exemple. Les problématiques du changement climatique et de l’agriculture sont d’autant plus importantes qu’il apparait primordial de trouver des solutions pour maintenir une production alimentaire et ainsi garantir la sécurité, voire la souveraineté alimentaire[2] de tous.

Les contributions des émissions de gaz à effet de serre des systèmes alimentaires en détail

Les activités agricoles sont à l’origine d’émissions directes de méthane (CH4) notamment par le biais de la fermentation entérique des ruminants (bovins, caprins et ovins) et la riziculture. Elle émet aussi du protoxyde d’azote (N02) en particulier lors de la synthèse des engrais de synthèse et par les effluents d’élevage. Ces gaz sont très néfastes car leur pouvoir de réchauffement est bien plus élevé que celui du dioxyde de carbone (CO2). Au contraire, une molécule de dioxyde de carbone a moins de pouvoir réchauffant cependant les émissions de ce gaz interviennent presque à toutes les étapes de la production des aliments et en quantité importante. Ainsi, entre 11 et 15% de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre sont dûs directement aux activités agricoles.

L’agriculture est également responsable d’émissions indirectes, notamment par la déforestation, responsable de 15 à 18% des émissions de gaz à effet de serre totales. En effet, les forêts sont des puits de récupération du dioxyde de carbone émit, ainsi la déforestation diminue les capacités de captation du CO2 par les forêts. Le rythme de déforestations que connaissent l’Amazonie, la Côte d’ivoire ou l’Indonésie est particulièrement préoccupant. D’autant plus que ces surfaces libérées servent la plupart du temps à des cultures de rente (soja, chocolat, café, huile de palme) qui ne contribuent donc peu à nourrir la population locale mais alimentent les marchés internationaux. Le soja, par exemple est utilisé comme source de protéines pour l’alimentation animale. Néanmoins, les climats français sont peu adaptés à cette culture ainsi la France achète du soja cultivé en Amérique du sud et ainsi contribue à la déforestation de l’Amazonie. Pourtant, il existe d’autres sources de protéines locales comme la luzerne, pour les animaux mais les filières sont encore trop petites pour généraliser cette alternative.

Ainsi, on note une contribution très importante de l’élevage dans les émissions de gaz à effet de serre agricole à la fois par la production des aliments pour les nourrir (carburant pour les tracteurs, production d’engrais chimiques, déforestation et transport), les fermentations des ruminants (bovin, ovin et caprin) et l’atelier d’élevage. Ainsi, des chiffres moyens et médiatisés montrent que pour produire 1kg de bœuf il faut environ 10kg de céréales et 5kg pour 1kg de porc. Néanmoins, ces chiffres ne prennent pas en compte la grande variété des méthodes de production qui induisent des émissions de gaz à effet de serre très différentes. Par exemple les émissions de gaz à effet de serre entre des systèmes où les animaux pâturent l’herbe sont bien inférieurs à ceux des systèmes intensifs en stabulation où les animaux sont nourris avec des céréales et du soja. D’autant plus que les prairies pâturées sont comme les forêts des puits de captation du dioxyde de carbone et se situent souvent dans des zones humides ou de montagne où il serait difficile de cultiver d’autres végétaux pour l’alimentation humaine.

Lorsque l’on analyse l’ensemble des émissions liées à la production d’un aliment, on s’aperçoit que pour la plupart la majorité des émissions de gaz à effet de serre a lieu lors de la phase de production agricole. Néanmoins, le transport des aliments peut représenter une source d’émission majeure notamment lorsqu’il est effectué en avion ou bien qu’il nécessite un milieu frigorifique. En effet, les gaz de refroidissement sont aussi des gaz à effet de serre. C’est pourquoi, les aliments de saison et produits à proximité sont souvent moins impactant[3]. C’était également un des nombreux argument de mobilisation contre le CETA (traité de libre-échange avec le Canada) car en facilitant les échanges, on augmente le nombre de bateaux et d’avions entre l’union européenne et le Canada et donc les émissions de gaz à effet de serre.

Face à ce constat, de nombreuses solutions techniques sont proposées pour permettre d’atténuer le changement climatique ou de mieux s’y adapter. Ces solutions sont débattues aux Nations Unies et notamment, depuis la COP23 de Bonn (23ème conférence des parties), où les parties ont signés l’accord du Koronivia qui planifie jusque fin 2020 les discussions et négociations pour mettre en place les engagements de l’accord de Paris relatif à l’agriculture.

Parmi ces nombreuses solutions, on peut citer l’initiative « 4 pour 1000»[4], proposée par la France lors de la COP21. Cette initiative consiste à travailler sur l’amélioration des capacités de captation du C02 des sols. Une bonne gestion des sols permet, en effet aux organismes vivants comme les bactéries, champignons ou vers de terre de transformer les restes des végétaux ayant captés du CO2, en matières organiques riches en carbone et très fertiles. D’après les chiffres donnés, un taux de croissance annuelle du stockage de carbone dans les sols de 4‰ par an, permettrait de stopper l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère liée aux activités humaines. Les techniques de gestion du sol proposées reposent sur quelques principes comme ne pas laisser un sol nu, moins le travailler pour limiter les pertes de carbone, les nourrir de fumier et de compost, ou encore planter des arbres et des légumineuses. Cependant, il faut garder en tête que certaines des techniques proposées peuvent engendrer d’autres problèmes environnementaux, par exemple moins travailler le sol peut nécessiter un usage plus important en herbicides[5], posant d’autres problèmes de toxicité, de pollutions et de santé publique.

D’autres solutions sont proposées par des acteurs ayant parfois des intérêts plus économiques qu’écologiques. C’est le cas des agrocarburants de première génération qui selon leurs défenseurs pourraient permettre de diminuer notre dépendance au pétrole. Les agrocarburants de première génération sont produits à partir de la canne à sucre, de la betterave sucrière, du colza ou des céréales qui auraient pu servir à l’alimentation humaine. Les chiffres montrent que les émissions de gaz à effet de serre liées à leur production sont en moyenne 80% plus élevées que celles du diesel lorsqu’on prend en compte la déforestation engendrée par l’augmentation des surfaces agricoles. De plus d’avoir un bilan environnemental mauvais, le développement des agrocarburants de première génération engendre des problèmes d’accaparement des sols et nuit gravement à la sécurité alimentaire des populations[6].

Enfin, pour s’adapter aux changements climatiques des acteurs développent des systèmes basés sur les technologies high-techs, par exemple pour mieux connaitre et maitriser les conditions pédoclimatiques… Néanmoins, ces systèmes nécessitent une connexion internet, l’investissement dans de nombreux appareils dont la production a un impact environnemental non négligeable. De plus, l’utilisation de ces technologies engendre une dépendance des agriculteurs et une perte des connaissances et techniques ancestrales.

Et la modification de son régime alimentaire peut-elle avoir un impact sur le climat ? Et de quelle manière ?

Une étude suédoise[7] a modélisé les émissions de gaz à effet de serre de plusieurs régimes alimentaires, plus ou moins riches en produits animaux pour ensuite estimer les niveaux d’émissions de gaz à effet de serre engendrer par l’adoption de ces régimes dans différents scénarios où les techniques d’atténuation du changement climatique étaient très, moyennement ou peu utilisés. Cette étude montre que même en utilisant ces technologies au maximum, en conservant le régime actuel les objectifs européens de diminution des émissions de gaz à effet de serre pour le secteur agricole ne seraient pas atteints. Ces objectifs ne pourraient être atteints uniquement par une adoption massive de régimes alternatifs contenant moins voire pas de viandes. Ainsi, on peut tirer de cette étude que les progrès techniques et agronomiques ne seront pas suffisants seule pour atteindre l’objectif de contenir le réchauffement climatique sous les 2°C. Une modification de nos régimes alimentaires apparait ainsi indispensable.

Plusieurs études scientifiques ont estimé les émissions de gaz à effet de serre de différents régimes alimentaires observés. Ces études montrent des variations très importantes entre des régimes riches en viandes et d’autres régimes avec peu ou pas de produits d’origine animale. Par exemple, une étude menée sur des volontaires français[8] a divisé la population en cinq groupes d’un effectif semblables et hiérarchisés en fonction de la végétalisation de leur régime. Il trouve un facteur deux entre les émissions de gaz à effet de serre des groupes extrêmes. Ainsi, la consommation de produits animaux apparait être un paramètre très discriminant si on regarde les émissions de gaz à effet de serre du régime.

Une autre étude[9] a montré que les régimes émettant le plus de gaz à effet de serre apportaient plus de calories, et contenaient aussi plus de boissons sucrés et alcoolisées et de produits gras et sucrés ou gras et salés. Ces groupes alimentaires contribuent également aux émissions de gaz à effet de serre, notamment les boissons alcoolisées. De plus leur consommation apportant que très peu de bénéfices nutritionnels, elle pourrait être réduite. L’étude des comportements alimentaires dans leur globalité montre que la consommation simultanée de produits animaux est couramment associée avec des aliments gras et sucrés et/ou alcoolisé. Elle correspond à un profit alimentaire nommé « western », dont les effets néfastes sur la santé sont déjà bien connus. Une étude anglaise[10] a d’ailleurs montré que des régimes alimentaires optimisés pour répondre aux besoins nutritionnels et réduire les émissions actuelles de gaz à effet de serre de 40% permettraient aux Royaume-Unis de gagner 7 millions d’années de vie en 30 ans et d’augmenter l’espérance de vie moyenne de 8 mois.

Ainsi, on retrouve dans les études scientifiques un consensus pour dire que diminuer notre consommation en produits animaux, en produits gras et sucrés et en alcool apporterait des bénéfices pour la santé et participerait à l’atténuation des changements climatiques. Néanmoins, le consensus concernant les protéines animales ne porte que sur une réduction et pas sur une adoption de la part de l’ensemble de la population de régimes végétariens ou végétaliens. En effet, pour des raisons nutritionnelles, agricoles et culturelles, il n’est pas nécessaire que l’ensemble de la population adopte un régime sans produits animaux. Les systèmes agricoles et en particulier en agriculture biologique ont en effet besoins d’engrais naturels fournit par l’élevage. La production actuelle française de légumineuses (lentilles, pois chiches…) est aujourd’hui insuffisante pour répondre aux besoins en protéines de 60 millions de végétaliens. Il est donc important que ces filières se développent pour mieux répondre à la demande. Il existe aussi des produits animaux (gibiers sauvages) et des méthodes de production dont les impacts sur l’environnement et les changements climatiques sont moindres en comparaison avec l’élevage industriel, qu’il faudrait donc privilégier. En effet, il faut savoir que très peu d’études ont différencié les impacts environnementaux des régimes alimentaires en fonction des modes de production alors que plusieurs hypothèses poussent à croire qu’il pourrait y avoir des différences importantes. Parmi, ces quelques études, l’étude Bionutrinet[11] à travailler sur cette question en distinguant les aliments issus d’une production biologique et conventionnelle. Bien que cette distinction reste très simpliste, elle est utile car les aliments biologiques sont bien différenciés avec des labels, ce qui n’est pas toujours le cas pour d’autres modes de production. Cette étude sur les régimes alimentaires montre un effet positif du bio sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre si le régime alimentaire est déjà très végétalisé mais peu de bénéfices pour les régimes plus animales. Une explication simple de ce résultat se trouve dans le cahier de charge du bio. En effet, ce cahier des charges impose des cycles de production des viandes plus longues que pour les élevages conventionnels. Ainsi l’atténuation des émissions provoquée par certaines pratiques (moins d’engrais chimiques, plus de pâturage…) par jour sont cachée dans le bilan par kilogramme de produits par le temps plus long de production. Néanmoins, il faut aussi savoir que certains aliments développés spécifiquement pour répondre à la demande du végétalisme peuvent rester très impactant car nécessitant par exemple du chauffage ou de la lumière pour être produit.

Finalement, une modification du régime alimentaire vers des régimes plus végétaux, avec moins de produits gras, sucrés et d’alcool, moins riche en calories et venant de systèmes de productions plus extensifs et respectueux des écosystèmes, pourrait permettre de relever les challenges imposés par les changements climatiques. Néanmoins, certaines limites à leur adoption par tous[12] ne pourront être relevées que par des modifications venant des systèmes alimentaires dans leur globalité et pas uniquement des changements venant des consommateurs. De plus, même si des efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’agriculture sont nécessaires, ils doivent être accompagnés par des réductions dans les autres domaines dont les services sont moins vitaux et ne bénéficient qu’à une petite partie de la population mondiale.

Grand merci à Louise pour sa contribution 😀


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[1] Institut national de la statistique et des études économiques : https://www.insee.fr/fr/accueil

[2] La sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, la possibilité physique, sociale et économique de se procurer une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins et préférences alimentaires pour mener une vie saine et active. La souveraineté alimentaire est bien plus ambitieuse puisqu’elle impose le droit des populations et des états à définir leur politique agricole et alimentaire.

[3] Si les personnes prennent leur vélo pour aller les acheter

[4] https://www.4p1000.org/fr

[5] Notamment le glyphosate

[6] Lire la rapport européen: The land use change impact of biofuels consumed in th EU Quantification of area and greenhouse gas impacts. Ref. Ares(2015)4173087 – 08/10/2015

[7] Bryngelsson D, Wirsenius S, Hedenus F, Sonesson U (2016) How can the EU climate targets be met? A combined analysis of technological and demand-side changes in food and agriculture. Food Policy 59:152–164

[8] Lacour L, Seconda L, Allès B (2018) Environmental impacts of plant-based diets : How does organic food consumption contribute to environemental sustainability? Front. Nutr. 5:8.

[9] Seconda, L., Baudry, J., Alles, B., Boizot-Szantai, C., Soler, L.-G., Galan, P., et al., 2018. Comparing nutritional, economic and environmental performances of diets according to their levels of Greenhouse Gases Emissions. Clim. Change. https

[10] Milner J, Green R, Dangour AD, et al. Health effects of adopting low greenhouse gas emission diets in the UK. BMJ Open

[11] https://bionutrinet.etude-nutrinet-sante.fr/

[12] Une offre trop restreinte en aliments produits selon des critères environnementaux ou des problèmes d’accessibilité.

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